L’effervescence culturelle de l’Abitibi-Témiscamingue est bien réelle

Au cours des deux mois, j’ai eu le privilège et l’immense plaisir d’assister de près à une foule de manifestations culturelles mettant en lumière les talents de ma terre natale, l’Abitibi. En tant que blogueuse officielle des Rencontres culturelles AT@MTL, où une soixantaine d’artistes de l’Abitibi-Témiscamingue se sont produits dans le réseau des Maisons de la culture de Montréal, j’ai fait des rencontres passionnantes. J’ai revu des artistes que j’admire. Et j’ai fait de fort belles découvertes, que je me suis empressée de partager via les médias sociaux.

Marie-Élaine Massy-Émond. Crédit photo: Ville de Montréal.

J’ai beaucoup d’admiration pour les artistes qui choisissent de poursuivre leur travail de création en région, malgré une forte centralisation en milieu urbain, en raison des facteurs économiques et de la plus forte demande.

Par ailleurs, je crois qu’il y lieu de porter attention à cette tendance qui se dessine, celle qui semble favoriser une éclosion des manifestations artistiques en région. Que ce soit en musique, en arts visuels, en cinéma, en théâtre ou en poésie, on remarque effectivement un fort désir de faire rayonner la création régionale à partir de son point d’origine vers les grands centre, sans pour autant la dénaturer ou la déraciner. L’on n’a qu’à penser aux nombre grandissant de festivals culturels d’envergure qui émergent aux quatre coins du Québec depuis quelques années!

«Roger Pelerin, là où l'on s'arrête en passant». Un documentaire de Patrick Pellegrino

L’Abibiti-Témiscamingue connait un essor fulgurant en ce sens. Son Festival de cinéma attire la presse internationale et des cinéphiles de partout. Son Festival de musique émergente, dont on ne dit que du positif, vient de remporter un deuxième prix Félix. Il y a aussi le FRIMAT, puis le Festival des Guitares du monde, celui des Contes et légendes, et celui du DocuMenteur, qui ne cessent de croître et de se mériter des éloges. Il y en a d’autres. Les compagnies de productions théâtrales ont le vent dans les voiles. Les cinéastes reviennent en région après leurs études. Et je pense aussi à tous ces producteurs et gestionnaires de petites salles de spectacles, qui investissent temps et argent afin d’offrir l’occasion aux artistes locaux de se produire sur scène le plus souvent possible. Ces événements, et ces efforts de diffusion, ont une incidence directe sur la population et les artistes de la région, permettant de croire qu’il y a de la place pour une culture régionale viable au Québec.

Ce qui m’a frappé au cours des Rencontres culturelle AT@MTL, c’est le bonheur qu’éprouvent artistes et producteurs de partout à échanger, à tisser des liens. Que l’Abitibi reçoive les montréalais ou que Montréal reçoive les abitibiens, le plaisir est manifeste et réciproque.

En tant que métropole et ville culturelle par excellence, Montréal se doit de laisser une place aux talents régionaux. Au cours des deux derniers mois, elle a déployé les moyens et montré sa fierté d’offrir cette vitrine exceptionnelle aux artistes de l’Abitibi-Témiscamingue, qui ont profité avec passion de l’occasion pour planter des graines dans les cœurs et les têtes des montréalais.

En terminant, je vous invite à visionner cet exceptionnel court métrage documentaire d’une vingtaine de minutes présentant les arts et la culture de l’Abitibi-Témiscamingue: http://player.vimeo.com/video/16627530?color=ffffff
Production : Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue
Réalisation : Dominic Leclerc
Coordination : Sonia Demontigny
Musique : Marie-Hélène Massy-Emond, Maxime Robin, William Rondeau, Saltarello

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2 commentaires pour L’effervescence culturelle de l’Abitibi-Témiscamingue est bien réelle

  1. Moukmouk dit :

    Mais est-ce possible de survivre comme créateur en région ? on peut s’y retirer un certain temps pour développer un projet, écrire, réfléchir, mais lorsqu’il est temps de livrer le travail au public, la ville devient pratiquement incontournable pour se faire connaitre non ? les régions développent les talents, mais les moyens de diffusion principaux sont en ville…

    Je pense entre autre, aux excellents comédiens qui se développent à Québec, mais qui doivent tôt ou tard venir à Montréal pour gagner leurs vie.

    • J’ai pourtant rencontré bon nombre d’artistes qui persistent et signent, en région. La plupart sont reconnus par leurs compatriotes et travaillent à l’année, et se rendent en ville à l’occasion pour y donner des spectacles ou exposer dans une galerie montréalaise. Certains doivent occuper un emploi en parallèle, pour arrondir les fins de mois – comme c’est le cas de bien des artistes dans la métropole, vous en conviendrez…
      Anodajay est un excellent exemple d’artiste qui demeure à l’année à Rouyn-Noranda et qui vit de son art, tout en ayant une renommée à l’échelle provinciale. Il y en a d’autres. Et ce qui est extraordinaire, c’est que leur choix permet à l’Abitibi de rayonner à l’extérieur de ses frontières, tout en vibrant de l’intérieur. 🙂

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