Les étés se suivent et ne se ressemblent pas.

Ce que j’apprécie particulièrement au chalet, c’est que le temps pluvieux n’y est jamais morose. Et dès que pointe une éclaircie, il est possible d’en profiter sur-le-champs. Ceci étant dit, le temps gris n’est pas légion cet été. Jamais le soleil n’a tant brillé, et jamais nous ne nous sommes autant baigné!

Une activité que j’adore faire au chalet, à laquelle je m’adonne rarement en ville: concocter des desserts! Je les prépare toujours à base de petits fruits, puisqu’abondent ici framboises et bleuets. Gâteaux renversés, puddings, sorbets, parfaits, tartes, coulis, muffins, clafoutis, popsicles, sangrias, confitures, alouette!  Au diable les kilos en trop, c’est l’bon temps d’en profiter, ç’arrive rien qu’une fois par année!

Si les bleuets bénéficient de la protection des parasols naturels que sont les feuillus, ce n’est malheureusement pas le cas de mes framboisiers qui sont situés en bordure de la plage, sans source d’ombre, et qui souffrent cette année d’une surexposition au soleil. Conséquemment, les fruits brûlent et sèchent avant d’arriver à maturité.

En terme d’heures d’ensoleillement, il est vrai que nous sommes particulièrement gâtés cet été. Les peaux sont dorées à point et la satisfaction est généralisée. «Non mais eille, y fait tu beau rien qu’un peu?» On est d’accord.

Ce n’est plus une simple impression, les faits sont là: 2010 bat des records de chaleur à  l’échelle planétaire. Ici, au Québec, par un étonnant contraste de ce à quoi on est habitués, il n’a neigé ni n’a plu, ou si peu. Ces températures seraient en partie attribuables à un mélange du phénomène naturel El Nino et du réchauffement planétaire (moins naturel, celui-là). On le sait, le réchauffement climatique n’est pas une bonne nouvelle. Pourtant, toujours est-il que nous, nord-américains, apprécions l’enchaînement des jours ensoleillés et arborons la pluie pendant nos vacances trop rares, si méritées, vitales à notre ressourcement physiologique et mental. Mais tandis que nous lézardons au soleil ou carburons à l’air climatisé, la terre et bon nombre d’espèces vivantes se trouvent déséquilibrées par ces degrés à la hausse et le faible taux de précipitations.

Pas besoin d’aller bien loin pour le constater. À une échelle banale, facilement observable, voici le paysage que l’on peu admirer en temps normal autour de mon chalet, juxtaposé à la vue inhabituelle de ce fabuleux été 2010 où il pleut si peu.

Référence: voir la roche en forme de pic.

Le bébé a grandit, les cheveux ont poussé, et… la plage a prit de l’expansion!

 

Pour ce qui est des framboises, eh bien, j’ai bien fait d’être prévenante et d’en congeler une petite cargaison l’été dernier… dans une tarte, on n’y voit pas la différence. 😉

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Un commentaire pour Les étés se suivent et ne se ressemblent pas.

  1. Pèlerine dit :

    Ton chalet semble faire partie d’un coin de paradis…

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